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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 17:45

Le goût est formé d'une quantité d'informations, signaux que nous allons interpréter, décoder avant d'avaler… Après la déglutition nous avons une image globale de notre bouchée, notre histoire, nos ressentis, nos vécus, nos expériences…, c’est-à-dire de tout son contenu émotionnel, de son « goût ».

 

Nous devons prendre du plaisir à manger. Il est souhaitable de ne pas être un simple « avaleur » qui recherche seulement à satisfaire la satiété physique, à remplir son ventre, sans profiter du contenu émotionnel des aliments.

 

Si ce qui est ingéré ; l’aliment, la boisson n’a pas de goût, est muet, il ne peut procurer d’effets psychosensoriels c’est à dire de plaisir. Même de l’eau qui peut sembler insipide a un goût… Pour chacun de nous dans notre histoire, nos expériences cette eau doit donner d’autres messages que le simple fait de désaltérer !

 

Un aliment ne doit pas être maquillé, rehaussé de caractères odorants ou autres, ne servant qu’à le farder 12Il faut faire la nuance entre un plat épicé, régional, exotique ou pour des enfants mettre un peu de sirop dans de l’eau est la « tromperie » de certains plats préparés, transformés. Sinon on se construit une banque de données fausses, parce que l’on a été trompé… Il faut profiter de son aliment ou de sa boisson, prendre le temps d’en faire le tour, de l’écouter nous dire ;

- « je suis juteux, tendre, vif, piquant… » Nous n’avons pas mâché pour rien.

 

Au moment de la déglutition alors que l’ensemble des signaux reçus sont rassemblés et acquis dans le cerveau, nous pourrons profiter d’une image sensorielle aux contours précis. Celle-ci est alors reliée à notre centre du plaisir. C’est alors que sur notre visage une mimique traduira notre niveau de plaisir ou de déplaisir. En définitive, c’est ce plaisir que nous essayerons de trouver ou retrouver. Nous savons que chaque instant ne peut être revécu mais que la force de nos vécus nous permettra de retrouver les plaisirs mémorisés.

 

Pour savoir manger et boire, pour distiller l’ensemble du contenu émotionnel de ce que nous ingérons, il est nécessaire de savoir goûter. Personne enfant ou adulte ne peut regretter d’avoir appris à goûter car c’est ainsi qu’il devient lui mêmes, qu’il profite du goût des choses s’apercevant que les propriétés organoleptiques des aliments représentent la valeur principale de la « subsistance » celle-ci devant évidemment satisfaire aux propriétés basiques naturelles et hygiéniques attendues.




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Published by Aux plaisirs - dans Mémoire : Le plaisir
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