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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 17:49

« L'océan me fait rêver d'huîtres et la dernière fois que j'ai passé les Alpes, un certain gigot de chamois que j'avais mangé quatre ans auparavant, au Simplon, me donnait des hallucinations ».

 

Gustave Flaubert. Correspondance.

 

 

Le commencement… 

La perception gustative est provoquée par les diverses substances de l’aliment qui ont chacune un goût, une saveur, capable d’exciter nos organes des sens.
 

Il y a des millénaires, la recherche de la nourriture fut une des principales activités de survie. Le goût de la nourriture était il réellement apprécié ?
 

Les substances des aliments sont aussi des corps sapides, l’origine de ce mot vient du latin « sapidus » qui à du goût…
 

La nourriture s’impose comme un plaisir…
 

Lorsque la nourriture est associée à un désagrément, c’est un signal d’alarme qui permet de rejeter l’aliment mauvais, dangereux…
 

C’est aussi le plaisir qui conduit à l’excès, qui peut devenir une source de déplaisir. L’intensité de notre plaisir n’est pas une relation linaire avec la quantité absorbée. Le plaisir croît avec l’intensité du stimulus jusqu'à un seuil maximum, pour ensuite décroître puis se transformer en aversion. Cette courbe s’applique aux quatre sensations principales : Le sucré, le salée, l’acide et l’amer.
 

Le sucré reste un plaisir jusqu’à une quantité importante, avant d’atteindre la phase déplaisante. D’où sûrement notre propension à aller vers cette sensation, cet aliment (le sucre) est aussi fondamental, l’essence énergétique qui fait fonctionner nos cellules. Les sens gustatifs de l’homme sont faits pour goûter sucré ! En fin de repas plantureux, tous les goûts sont épuisés et saturés sauf celui du sucré, il est donc possible de continuer à manger des desserts « sucrés… »
 

L’acide, le salé et l’amer ont des seuils de tolérance qui deviennent rapidement désagréable. D’après Jean Marie Bourre : « La saveur amère n’est hélas pas appréciée à sa juste valeur ! Surtout par les enfants…
 

…Accepter la disparition du goût amer relève tout simplement de la passivité criminelle. Il a en effet était montré, dans des écoles françaises, que la capacité d’appréciation du goût amer par les élèves s’accompagne de meilleures performances scolaire ; non que manger amer rend plus intelligent, mais parce que l’apprentissage du goût amer s’est accompagné d’un enrichissement intellectuel global, au niveau du vocabulaire comme celui de la curiosité et de la recherche. (Bourre, Mars 2006)




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Published by Aux plaisirs - dans Mémoire : Le plaisir
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