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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:22

Le lait : Breuvage de vie, symbole de l’abondance, de la fertilité et aussi de la connaissance. Chez les celtes le lait est la boisson de l’immortalité avec des vertus curatives importantes.

Le lait est le premier aliment de la vie extra utérine. Celui que nous découvrons en même temps que maman. La «femme Mère» en l’être humain, c’est une force qui nous oblige à porter un regard sur nous même sur nos possibilités. Une page vierge que l’on porte en nous et qui attend d’être reconnue, acceptée, développée.

Il indique le chemin à suivre, le chemin de la vie, le départ… « Maintenant je prends la route, je pars ! Je m’accomplirai ; je prendrai ce chemin, je suivrai MON chemin de VIE. »

Le besoin de lait n’est il pas cette impatience du «départ…» ou l’aide pour faire quelque chose, puiser dans nos forces pour se réaliser, s’accomplir…
5Le lait, très recherché dans certaines sociétés et complètement inconnu dans d'autres a longtemps laissé perplexes anthropologues et nutritionnistes. Ils ont tout d'abord pensé que le fait de ne pas boire de lait tenait à des raisons écologiques. De grandes zones de notre planète ne conviennent pas à ce type d'exploitation du bétail, les bons pâturages sont rares, les herbes des régions tropicales manquent souvent d'éléments nutritifs importants et que certaines maladies sévissent à l'état endémique dans l'environnement tropical. Il n'est pas toujours facile d'intégrer l'exploitation laitière dans une économie traditionnelle. Vers le milieu des années 60, des chercheurs découvrirent des différences significatives entre les diverses populations du monde, quant à leur aptitude à digérer le lactose, le sucre du lait, un hydrate de carbone qui est décomposé en sucres plus simples par une enzyme, le lactase. Bien que les jeunes de pratiquement tous les mammifères soient capables de produire cette enzyme à la naissance, ils perdent progressivement cette aptitude au moment du sevrage. Il en va de même pour les êtres humains ; dès la fin de la petite enfance, le fait de boire plus d'une tasse de lait cru peut se traduire par des crampes, des diarrhées, des flatulences et parfois des vomissements. La perte de cette enzyme est de toute évidence une adaptation des mammifères au cours de l'évolution, humains compris : son absence empêche les adultes d'entrer en compétition avec les nourrissons qui ne peuvent digérer que du lait. Tous les chasseurs-cueilleurs développent une intolérance au lait à l'époque du sevrage et la diminution importante de la production du lactase reste acquise pour toute leur vie. Cette situation n'a changé que depuis 10.000 ans à peine, c'est-à-dire depuis que les animaux ont été domestiqués et qu'ils peuvent donner du lait, un produit qui dès lors devenait une nouvelle source alimentaire pour les adultes.

Un régime sans lait (pour notre culture), peut-il être perçu comme «sans maman» ? C’est comme couper la voix en nous qui nous encourage à accepter l’enfant afin de mieux partir : «Allons vole de tes propres ailes ! Vas envoles toi !» 


Le pain :
Symbole de la nourriture essentielle, c’est le nom du pain qui est donné à la nourriture spirituelle de l’homme «Le pain de la vie !» c’est «Le pain sacré de la vie éternelle» dont parle la liturgie. Dans le pain nous retrouvons la présence symbolique de Dieu présence substantielle en nourriture spirituelle. Le levain en est le principe actif, transformation spirituelle par la panification (par le gluten).

Le pain renvoie à la symbolique du père. La métaphore ne dit-elle pas que «si le grain de blé ne meurt, l’épi ne peut naître» ?

Le pain au levain demande à l’homme de se manifester avec toute sa force, «Exprime-le ! Dis ce que tu as à dire…»

Un régime sans pain est-il une manière inconsciente de régler ses comptes avec le semeur de graine, de s’affranchir de papa et plus largement, de toute filiation avec ses ascendants…?

Symboliquement, notre façon de manger et de répudier certains aliments se prête à un décodage... Si nous considérons simplement le type de nourriture qui est l'objet de nos assuétudes ou de nos privations pourrait-on déceler des témoins de notre mal être ?

La mise à jour des origines conflictuelles de ce qui engendre nos excès ou nos privations de nourriture et les maladies qui y sont associées peut-elle rééquilibrer notre alimentation ?


Plus sur la symbolique des aliments !


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Published by Aux plaisirs - dans Symboliques !
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