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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 19:40

Sorcière grand-mère, mère ou jeune épouse, les femmes ont toujours su le pouvoir des plantes. L’ail représente une vraie aubaine pour toutes celles qui supportaient mal de voir souffrir un enfant, un père ou un mari et trouvait grâce à la plante, le moyen de soulager les maux les plus courants.

Les mérites des « remèdes de bonnes femmes » ne sont pas prouvés, certaines de ces recettes sont même très « farfelues » pourtant ces soupes, ces tisanes, ces onguents… témoignent de la complexité permanentes entretenue avec l’ail au sein des chaumières. Ces potions de grands mères sont pour la pluparts inoffensives mais attention aux estomacs fragiles.

« Le gaillard ne vieillit pas, il se soigne toujours comme sa mère le soignait. Des clous rouilles dans des verres d'eau pour avoir du fer en lui ; il en avale quelques gorgées chaque jour. De l'ail, tu as du d'ailleurs le sentir, même en usage externe : à la moindre glande, la moindre angine, il s'en frictionne la peau » Louis Mutera : Chemin de la lanterne édition Grasset 1981.

 


Voici quelques recettes :

Bronchites, grippes : Préparer la fameuse ;

Aillé blanche, qui n'est autre que la soupe à l'ail. « Prends des amandes bien mondées (pelée) et pile les et quand elles seront à moitié pilées, mets dedans la quantité d'aulx que tu voudras, et tu pileras le tout ensemble en y jetant un peu d'eau fraîche pour ne pas faire d'huile. Puis tu prendras de la mie de pain blanc et tu la mouilleras dans du bouillon de viande dégraissé ou du fumet de poisson et tu pourras servir cette aillée en toute saison, en gras comme en maigre, comme il te plaira. »

Aillée violette ; « Tu suivras l'ordre de la recette précédente, excepté qu'il n'est besoin de mettre du bouillon. Mais tu prendras du raisin noir et avec les mains tu le presseras bien dans une marmite et le feras bouillir pendant une demi-heure. Puis tu passeras ce moût avec lequel tu détremperas l'aillée. Et la même chose peu se faire avec des cerises. Cette aillée peut se donner en temps de chair ou de poisson ».

Au XVIIIe siècle, cette aillée, fidèle aux recettes ci-dessus sera fort salutaire en hiver contre les bronchites et la grippe, Ainsi que tous les maux des poumons.

Brûlures : Appliqué à l'endroit meurtri du suc d'ail mélangé à l'huile de noix plusieurs fois par jour.

Coqueluche : Glisser des gousses d'ails dans les chaussettes d'un enfant pour le calmer des quintes de toux.

Douleur dentaire : Il faut placer dit-on, un petit morceau d'ail dans le creux de la dent malade. Ou bien mélangé de l'ail avec du beurre frais et appliquer sur la carie.

Extinction de voix : II est recommandé de manger une gousse crue quatre à cinq fois par jour.

Fortifiant : Dans certaines régions (le midi particulièrement) on utilise l'ail en suppositoire pour fortifier les enfants.

Incontinence : Faire cuire de l'ail et de l'oignon avec de l'huile d'olive et appliquer une fois refroidis sur la région du pubis.

Jaunisse et hépatite : Se protéger en portant un collier de treize gousses d'ail pendant treize jours. Le dernier jour, rendez-vous à un carrefour, enlever le collier et jeter le derrière vous. Partir en courant, sans vous retourner.

Mal de dos : Masser le dos le long de la colonne vertébrale avec un onguent composé d'un tiers d'ail et de deux tiers d'huile camphrée.

Maladie en général : Pour libérer le corps de la maladie, frotter une gousse d'ail incisée sur la partie infectée et jeter la gousse dans l'eau courante.

Ménopause : Pour les troubles congestifs de la ménopause, prendre deux cuillerées chaque jour de ce mélange.

Otite : Pour les maux d'oreilles et pour prévenir d'une otite, frotter d'ail le pourtour de l'oreille ou introduire dedans une gousse d'ail (à éviter trop dangereux) que vous aurez ainsi préparé : Hacher une gousse d'ai cru, étaler sur une bande de gaze, puis l'enrouler sur un bâtonnet en prenant soin de le laisser dépasser afin de le retirer facilement.

Piqûre d'insecte : Eplucher une gousse d'ail, couper la en deux et frotter sur la partie douloureuse.

Poux et lentes : Mélanger du suc d'ail à du vinaigre puis appliquer sur la chevelure, laisser poser quelques minutes, puis rincer abondamment.

Vitalité : Porter une tête d'ail autour du cou pour profiter de la vitalité qu'il procure comme le faisaient les athlètes grecs et les soldats romains.

Préparation à un accouchement : Dans le papyrus Ebers on peut lire : « qu'une femme doit appliquer de la menthe sur son postérieur nu » ou prendre alternativement « du fenouil, de l'encens (oliban), de l'ail, du sel, frais des excréments de guêpes. En faire une boulette et la placer dans son vagin ».

Rougeole : Pour soigner cette maladie, prendre un morceau de lin tissé à la main et déchirer le en neuf morceaux. Saupoudrer les bandelettes avec de la poudre d'ail issue de neuf gousses. Enrouler les bandelettes autour du malade et laisser le ainsi pendant neuf jours. Enterrer le lin dans le jardin et pendant que le tissu pourrit le malade guérira.

Vinaigre d'ail : Râper 30 g d'ail, laisser macérer pendant 10 jours dans 1 litre de vinaigre. Puis filtrer. Pour la désinfection des plaies et des ulcères.

Confiture d'ail : Eplucher et râper deux têtes d'ails, les mélanger avec de l'eau et quatre cuillerées à soupe de miel liquide. Bien boucher.



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Published by Blasons - dans Mémoire : L'ail
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