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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 14:50

De nos jours les vieux dictons l'assurent : tout ce qui croit au-dessus de la terre doit être semé et planté à la lune croissante et tout ce qui se développe dans la terre en lune décroissante. Une tradition médiévale qui se perpétue encore de nos jours.

 

« Si l'ail est planté et récolté lorsque la lune est sous la ligne d'horizon, sa saveur est bien moins piquante ».

 

« Planter de l'ail au commencement de la lune, c'est vouloir obtenir autant de gousses dans une tête qu'il y à de jours depuis la pleine lune ».

 

 

Oui ! Mais quand...

« A Saint-Pierre plante tes aulx,

A Saint-Pierre lie tes aulx,

A Saint-Pierre arrache tes aulx ».

 

Il s'agit de trois fêtes différentes, fixées dans l'ancien calendrier liturgique. (le 23 février, le 29 juin, et le 1er août).

 

« A Saint-Martial, Point de charcuterie à l'ail ». (1er juillet).

 

« A la Saint-Thibaut, Sème tes raves, arrache tes aulx ». (30 juin ou 1er juillet).

 

« Pour avoir une bonne aillée, Faut que la toussaint la trouve levée ». (1er novembre).

 

« Il faut planter l'ail entre les deux noëls ». (fêtes de fin d'année).

« Il faut planter les ails ronds à la pleine lune de mars ».

 

 

L'ail permettrait de prédire l'avenir, enfin la tournure de l'hiver....

« Si les gousses d'ails sont dures à peler, l'hiver sera mauvais ».

 

« Quand les gousses d'ails sont dures à peler et que les oignons ont sept pelures c'est signe de mauvais hivers ».

 

« Ail mince de peau, hiver court et beau ».

 

 

En voilà d'autres...

« L'ail est l'épicerie du pauvre ». (Adage provençal ; L'aie! es l'especarié doù paure).

 

« L'ail est aussi bon qu'une dizaine de mères ». ( Proverbe indien).

 

« Mangez des poireaux en mars et de l'ail des ours en mai ainsi, toute l'année qui suit, les médecins pourront aller s'amuser ». (Proverbe anglais traditionnel).

 

« Les dieux veillèrent à me donner un nom à la mesure de ma valeur, ils m'appellent Moly » (Ancien poème Tzigane).

 

« De la tripe vient la danse et souvent une tête d'ail donne le branle ». (Proverbe gascon du XV1le s).

 

« Une morsure de chien de garde est beaucoup plus incisive et douloureuse si le chien a consommé de l'ail au Nouvel an ».

 

 

Amis ! Ennemis ?

« L'ail chasse les microbes ».

 

« Une soupe à l'ail, plus elle bout moins elle vaut ».

 

« J'aime mieux que tu sentes les aulx que le musc ».

 

« L'ail est l'épice du paysan ».

 

 « Ail et pain, repas de paysan ».

 

« Les pauvres gens font leur soupe avec de l'ail ».

 

« Pain frotté d'ail, repas de travail, ail dans la chair, repas trop cher ».

 

« La soupe à l'ail ne fait pas bien ne fait pas mal ».

 

« Raisin et pain frotté d'ail au paysan ».

 

« Il sent les aulx et les oignons ».

 

« Ail et oignon font du poison ».

 

« L'ail cru et le vin pur rendent la mort sûre ».

 

« Qui se frotte à l'ail ne peut sentir la giroflée ».

 

« Un peu d'ail le soir, de l'oignon le matin appellent le médecin ».

 

« Plus on pèle les aulx, plus ils sentent mauvais ».

 

« Plus on pile les aulx, plus ils sentent mauvais ».



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Published by Blasons - dans Mémoire : L'ail
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 12:20

Liqueur aphrodisiaque : 1/3 de jus d'ail, 2/3 d'alcool. Laissez macérer et exposer au soleil dans un flacon transparent, filtrer. En prendre quelques gouttes chaque matin, à jeun.

 

Le moretuma et b : C'était le plat de résistance des soldats romains quand ils partaient au combat et des moissonneurs allant au champ. Cette pommade avait la particularité d'être préparée par un homme pour représenter la virilité. En latin le mortier se dit pila ,féminin et le pilon pilum, masculin (de piler, appuyer fortement, frotter énergiquement). Il n'est pas nécessaire d'insister sur le symbolisme érotique de ce geste culinaire. D'autant que la forme du pilon fit longtemps rougir les jeunes filles.

4 gousses d'ail fraîchement cueillies, dépouillées de leur enveloppe. Les jeter dans un mortier et les saupoudrer de sel, puis y ajouter de l'ache, de la coriandre, de la rue ainsi que des croûtes de fromages. Pilez le tout ensemble, ajouter alors de l'huile et du vinaigre de vin pour fluidifier légèrement la pâte, que l'on doit pouvoir rouler entre les doigts pour obtenir la forme parfaite du moretum.


a) En France c'est devenu une boisson, un vin du moyen âge. pour plus d'information (en latin).


b) Le « Cachat » (Moretum) est une « idylle » de 124 hexamètres, qui décrit la matinée d'un paysan italien se levant dès l'aube pour préparer son repas de l'après-midi, qu'il trouvera à son retour des champs : le nom du mets, fromage blanc mêlé d'herbes odorantes, a été donné au poème.

 

Ce poème, qui ne faisait pas partie de l'Appendice virgilien primitif, semble avoir été introduit dans le recueil au moyen âge.



LE CACHAT

Déjà la nuit avait consumé deux fois cinq heures d'hiver (1) et l'oiseau-veilleur (2) avait annoncé le jour par son chant, quand Simylus (3), rustique cultivateur d'un petit champ, redoutant le triste jeûne du jour qui va venir, soulève peu à peu ses membres étendus sur un vil grabat et d'une main inquiète interroge les ténèbres inertes ; il cherche le foyer ; à sa main qui s'y blesse, il l'a enfin senti.

 

La toute petite fumée d'un tison consumé y restait et la cendre cachait la lueur de la braise recouverte ; baissant le front, il approche du foyer sa lampe inclinée, tire avec une aiguille l'étoupe desséchée et en soufflant sans cesse, ranime le feu languissant. Enfin les ténèbres font place à l'éclat de la flamme qui a repris ; du rempart de sa main il abrite sa lumière contre l'air et ouvre avec une clef la porte de sa cahute, qu'il embrasse du regard.

 

Sur la terre était répandu un pauvre monceau de blé ; il en prend pour lui autant qu'en contenait sa mesure, qui peut renfermer le poids de deux fois huit livres (4). Puis il s'en va, s'arrête devant la meule (5) et place sa lampe fidèle sur un petit appui de tout temps fixé dans le mur pour cet usage.

 

Alors il délivre ses deux bras du vêtement (6) qui les couvre et ceint d'une peau de chèvre velue, il balaye avec un plumeau (7) les cailloux et le giron des meules. Puis il met les deux mains à la besogne, en répartissant sa tâche à chacune : la gauche épand le blé, la droite, qui a le gros de l'ouvrage, tourne en cercles incessants et emporte l'orbe (8).

 

Cérès (9) écrasée sous le choc rapide des pierres tombe en courant. De temps en temps la main gauche succède à sa sueur fatiguée et alterne avec elle : parfois Simylus entonne un chant rustique et soulage son labeur de sa voix agreste ; quelquefois il appelle Scybale : c'était la seule gardienne de son logis ; Africaine de naissance, tout en elle annonçait sa patrie, ses cheveux crépus, ses lèvres saillantes, son teint foncé, sa large poitrine, ses mamelles tombantes, son ventre un peu creux, ses jambes grêles, ses pieds prodigieusement plats ; ses talons, coupés de fentes continues, étaient durcis. Il l'appelle, lui ordonne d'entasser du bois à brûler sur le foyer et de faire tiédir à la flamme l'onde glacée.

 

Quand la meule, au moment marqué, a fini son cours circulaire, il ramasse à la main la farine épandue, la transverse dans le crible et l'y secoue : les débris impurs restent à la surface extérieure et Cérès (9) nette et épurée tombe et coule par les trous. Alors sans perdre de temps il en rassemble les grains sur un ais poli et y jette une onde tiède ; puis il mêle l'eau et la farine confondues, pétrit cette mixture d'une main dure et quand cette bouillie a pris de la consistance, en saupoudre de sel les grumeaux. Ensuite il amincit la pâte qu'il a domptée, l'élargit sous ses paumes en lui donnant la forme circulaire qui convient et y trace des carrés d'égales dimensions. Il la porte alors dans son foyer : Scybale en avait au préalable nettoyé l'âtre comme il faut ; il la recouvre de tuiles et entasse des braises par-dessus.

 

Tandis que Vulcain et Vesta (10) accomplissent leurs tâches, Simylus ne reste pas un instant inactif ; il se cherche une autre ressource contre la faim et craignant que Cérès (9) seule ne flatte pas son palais, il s'enquiert des mets à y joindre.

 

Au foyer de sa cabane n'étaient point suspendues des viandes de conserve, un dos et des morceaux de porc durcis dans le sel, mais, traversé de sparte (11) en son milieu, un fromage rond et une vieille botte d'aneth (12) bien serré pendaient là. Notre héros prévoyant se ménage donc d'autres délices.

 

Son cabanon touchait un jardin, qu'entouraient palissade quelques plants d'osier et des roseaux sans cesse renaissants (13) à la tige légère ; ce jardin occupait peu d'espace, mais il était fertile en herbes de toute sorte. Rien n'y manquait de ce qu'exigent les besoins du pauvre. Et parfois le riche demandait au pauvre plus d'un de ses produits. Il le cultivait à peu de frais, mais il y consacrait régulièrement ses soins : s'il arrivait que la pluie ou un jour de fête le retinssent libre dans son cabanon, si par hasard le labour cessait, il travaillait à ce jardin. Il savait planter des herbes de toute sorte, confier leurs semences au sein de la terre et leur distribuer habilement l'eau des ruisseaux voisins.

 

Là florissaient les légumes verts, la bette aux longs bras épandus, la féconde oseille, les mauves, l'aunée, le chervis, les poireaux qui doivent leur nom à leur tête (14) et aussi l'entêtant et froid pavot et la laitue qui repose agréablement des nobles mets (15) ; là poussent et croissent l'abondant et pointu radis et le lourd concombre couché sur son large ventre. Cette provision n'était pas pour le maître du jardin (quel homme vécut plus que lui à l'étroit ?), mais pour le peuple : le jour des nones (16), il emportait sur son épaule les bottes qu'il voulait vendre à la ville et il s'en revenait chez lui, la nuque allégée, mais la bourse pesante. Quelquefois, rarement, il rapportait des achats faits au marché de la ville. D'ordinaire l'oignon rouge et le poireau coupé en morceaux domptent son appétit, avec le cresson qui crispe les visages par son goût piquant (17), l'endive et la roquette qui ranime Vénus engourdie (18).

 

Ce jour-là donc, songeant à quelque menu régal, il était entré dans son jardin. Et tout d'abord creusant légèrement la terre avec ses doigts, il en tire quatre gousses d'ail avec leurs racines fibreuses ; puis il arrache de grêles chevelures d'ache (19) et la rue roidissante (20) et les coriandres (21) tremblantes au fil menu. Après avoir fait cette cueillette, il va s'asseoir près de l'âtre joyeux et réclame à haute voix un mortier à sa servante.

 

Alors il débarrasse chaque gousse d'ail de son enveloppe noueuse, la dépouille de ses membranes extérieures, qu'il éparpille sur le sol d'une main dédaigneuse et qu'il balaie loin de lui : il n'en garde que les bulbes qu'il passe à l'eau et qu'il met dans le creux de la pierre (22). Il les saupoudre de grains de sel, il y joint la croûte d'un fromage qu'a durci le sel et entasse par-dessus les herbes que j'ai dites. Alors, de sa main gauche il ramène sa tunique par-dessous son aine velue ; de la droite il commence par amollir sous le pilon l'ail odorant ; puis il broie toutes les herbes qui confondent leur suc. Sa main tourne en rond ; peu à peu chaque plante perd sa vertu propre ; elles n'ont plus toutes qu'une seule couleur. Ce n'est plus un ensemble vert, parce nos que les parties lactées s'y opposent ; ce n'est plus la blancheur du lait, parce que toutes ces herbes de toute sorte l'ont altérée. Souvent une forte odeur poignarde les narines de l'homme et son déjeuner lui fait faire la grimace. Souvent il frotte du revers de sa main ses yeux larmoyants et furieux, il couvre d'injures la fumée innocente.

 

L'ouvrage avançait, le pilon ne bondissait plus comme auparavant, mais il tournait, plus lourd, en des circuits plus lents. Alors Simylus y verse goutte à goutte l'huile palladienne (23) et répand par-dessus la vertu d'un peu de vinaigre, puis mêle de nouveau la pâte et une fois mêlée, la remue. Enfin avec deux doigts il fait le tour des bords du mortier, resserre en un seul globe les parties séparées de la pâte, pour lui donner l'aspect et le nom d'un parfait cachat (24).

 

Cependant l'active Scybale, de son côté, retire le pain du four : Simylus le reçoit dans ses mains joyeuses ; il n'a plus peur de la faim et rassuré pour cette journée-là, il entoure ses jambes d'une paire de brodequins et couvert du bonnet rustique, il rassemble sous le joug et l'attelage ses dociles taureaux, les pousse vers son champ et enfonce en terre la charrue.

 

 

1) Déjà la nuit avait consumé deux fois cinq heures d'hiver... Ce qui revient à dire : C'était l'hiver et la nuit durait déjà depuis dix heures... Le tour : deux fois cinq pour dix, deux fois six pour douze et c., est commun chez les poètes latins.


2) L'oiseau-veilleur... Le coq, appelé plus communément « le messager du jour », nuntius diei.


3) Simylus... Nom propre, "le camus". Le manuscrit de Paris 8207 (XIIIe siècle) donne Simulus, qu'on trouve plusieurs fois aux tables du Corpus.


4) Deux fois huit livres... 16.


5) La meule... Sans doute une meule à main (mola trusatilis).

 

6) Du vêtement... Une tunique à manches.

 

7) Un plumeau... Un plumeau ? ou la queue (cauda) de la peau de chèvre ? Il est difficile d'en décider.

 

8) Emporte l'orbe... La meule.

 

9) Cérès... Le blé.

 

10). Vulcain et Vesta... Le feu et le foyer.

 

11) Traversé de sparte... Le sparte est une graminée dont la tige est à la fois flexible et difficile à rompre, lorsque après l'avoir coupée et fait sécher au soleil, on la roule dans l'eau.

 

12) Batteur d'aneth... L'aneth est une plante de la famille des ombellifères qui croît dans le midi de l'Europe et que l'on cultive dans les jardins pour ses grains aromatiques. La variété la plus courante, l'aneth odorant à fleurs jaunes ou fenouil bâtard, a une odeur forte et une saveur piquante et l'on emploie les graines en cuisine pour mariner les viandes. « L'indigent, dit Joseph de Maistre, qui a bien connu les paysans italiens, des paysans aussi pauvres que notre Simylus ne sème dans son étroit jardin que l'aneth, la menthe et le cumin ».

 

13) Des roseaux sans cesse renaissants... Sans doute les roseaux communs (arundo cornmunis), qui fleurissent en juillet.

 

14) Les poireaux qui doivent leur nom à leur fête... Étymologie fantaisiste : porrum, de porro, adv., « en avant ».

 

15) La laitue qui repose agréablement des nobles mets... La laitue, au temps de l'auteur du Moretum, était servie à la fin du repas. Ce détail est confirmé par Martial, qui nous dit « qu'à l'encontre de ce qui se faisait chez nos dieux ». et l'indication nous reporte aux premières années de l'ère chrétienne, les Romains de son temps la mangeaient à la fin.

 

16) Le jour des nones... Jour du marché.

 

17) Le cresson qui crispe les visages par son goût piquant... Pline, Hist. Nat., XIX, Nomme le cresson « le tourment du nez » (narium tormentum).

 

18)  La roquette qui ranime Vénus engourdie... Sans doute Simylus était-il un peu sur l'âge : les anciens attribuaient en effet à la roquette des propriétés aphrodisiaques très puissantes ; Ovide, Columelle, Martial sont formels à cet égard. On dit même que si certains peuples du midi de l'Europe mangent encore cette plante mélangée à la laitue, c'est moins pour sa saveur que pour les vertus merveilleuses qu'ils lui attribuent.

 

19) Ache... L'ache, transformée par les Latins en plante potagère et dont la variété la plus connue est le céleri.

 

20) La rue roidissante... La rue, qui est surtout un emménagogue énergique (rue, lat. ruta, grec rhutê, de rheô, « je coule »), est aussi un excitant stomachique, nervin et diaphorétique.

 

21) Les coriandres... La coriandre (coriandrum sativum) est une variété d'ombellifère, qui croît sur les bords du bassin méditerranéen. Ses fleurs, d'un blanc rosé, sont groupées en « tremblantes » ombelles terminales ; ses fruits qui ont une odeur caractéristique de punaise quand ils sont verts, répandent au contraire, quand ils sont secs, un arôme agréable : on les utilise comme condiments.

 

22) De la pierre... Mortier.

 

23) L'huile palladienne... L'huile d'olive : l'olivier est l'arbre de Pallas.

 

24) Pour lui donner l'aspect et le nom d'un parfait cachat... Le mets décrit par l'auteur du Moretum n'a rien de commun avec « l'aioli », quoi qu'en dise M. Jean Bayet en sa récente histoire de la Littérature latine (p. 268) : il n'entre, en effet aucun laitage dans l'aioli. Ce mets, auquel Mathurin Régnier donnait le nom générique de « saupiquet », est le « cacrat », fait de lait de brebis ou de chèvre, arrosé de vin blanc ou de vinaigre ou d'eau-de-vie et diversement assaisonné, fort en honneur aujourd'hui encore en Italie et dans les campagnes de la Provence et de la Corse.



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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:59

Une grande envie de Fromage de Brebis trouve son origine dans le fait que la personne concernée a besoin d'aspirer, de faire entrer en elle, davantage, de se remplir, se nourrir... ; toutefois, elle ne devra pas diriger ce désir vers l'extérieur : elle apprendra à s'abreuver à sa propre Source intérieure.


Cette personne a grandement besoin de laisser prendre de l'ampleur, grandir, croître ; elle a besoin de s'accorder plus d'espace dans la vie, mais elle devra laisser cette croissance se faire via la connexion à sa Source intérieure.


Elle ne devra pas s'étouffer en se privant de tout l'espace dont elle a besoin en tant qu'Être Humain, elle ne devra pas se considérer comme un personnage de second rang, elle devra au contraire s'ériger au Centre de son existence. Il lui faut se considérer comme « Entière », se rendre compte de sa Valeur et, de ce fait, au lieu de compter sur les autres, s'alimenter par ses propres moyens et prendre toute la place qui lui revient. Elle ne reste pas tout le temps dans l'ombre à attendre son "tour" ; elle sort des rangs, résolument, de sa propre initiative : « JE » compte ! Cette personne cesse d'hésiter, de douter d'elle... elle n'a pas honte de se permettre de jouir de la vie, indépendamment de toute convoitise.


Celui qui raffole de produits à base de Lait de Brebis a tendance à ne pas suffisamment oser s'exprimer et manifester ses désirs ; il n'en a quelquefois pas le courage. Il devra sortir de sa cachette et s'avancer, ne plus vivre en fonction de « ce que l'autre lui donnera », ni attendre dans une sorte de « résignation ». Il devra apprendre à Exprimer son JE en toute Conscience, à DÉFENDRE ses droits. Le meilleur, néanmoins. il fera bien de toujours l'attendre en premier lieu... de Lui-même !


Celui qui aime le Fromage de Brebis a quelquefois des difficultés à prendre des décisions. « Vais je le faire ? Ne vais-je pas le faire ? ». Qu'il consulte donc son être profond ! Il ne devra pas se laisser entortiller dans un imbroglio chaotique de conseils et de paroles bien intentionnées mais venant de personnes qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Il pourra écouter son entourage mais, quant au fond, c'est à lui qu'il appartient de trancher. Il bâtira sur sa Source intérieure. Pour ce caractère, il y a grande nécessité d'étudier certaines choses à fond, ensuite parvenir à une décision ferme, inébranlable comme le roc.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 10:29

On le surnomme parfois l'herbe aux sept chemises ou aux neuf vertus1...

 

Le TALMUD, dit que l'ail donne de l'éclat au visage et ajoute qu'il rend le sperme plus abondant. On y voit ici l'effet bénéfique pour la procréation plutôt que sur le plaisir... conjugal.

 

L'ail donne de la force et de l'énergie, il passe naturellement pour un excitant génital (masculin). La forme de sa tête ne manque pas de ressembler à ce dont les hommes sont fiers et qui a toujours fait le symbole de leur « supériorité »...

 

Sans doute l'ail échauffe nos sens, comme il échauffe l'imagination et peut donner des idées pour les après midi chauds aux siestes amoureuses. Comme le notait Léon Daudet, « il faut laisser agir le démon de l'ail ». D'après lui, l'ail rend facilement sentimental, dispos et vigoureux mais aussi la bouche enfumée.

 

L'ail peut être vulgaire...

Grimod de la Ileyniere en fit l'emblème de la révolution ; « L'ail, qu'on tolérait à peine autrefois dans nos cuisines, que les cuisiniers même n'employaient qu'en cachette, dont le seul nom suffisait pour donner des vapeurs à nos petites maîtresses de la cour et de la ville, est devenu depuis cette époque un assaisonnement presque vulgaire à Paris ».

 

L'ail est viril...

Il sent la sueur de l'homme, l'homme qu'on considérait comme animal. Dans l'Italie médiévale, on expliquait ainsi que l'ail, l'oignon, la rave et les grosses fèves convenaient parfaitement aux gens de la terre. L'encyclopédie de Diderot dit : « Les gens de qualité doivent laisser cet assaisonnement aux paysans, aux soldats et aux marins, c'est pour eux un ragoût délicieux qu'ils utilisent d'ailleurs pour à peu près tout ».

 

Henri IV, provincial peut-être, mais pas paysan. Il n'était pas de cet avis et sa gourmandise préférée était l’omelette fourrée d'ail. Baptisé par son grand-père au vin du Jurançon et à l'ail  ! Il en fit une consommation importante au cours de sa vie. Mme de Verneuil le grondait cruellement un jour de ce qu'il en puait la charogne. C'est en tout cas contre l'impuissance que le vert-galant mâchait chaque matin une gousse d'ail, soucieux de préserver sa réputation.

 

C'est sur les hommes exclusivement que l'ail a son pouvoir aphrodisiaque. Sur les femmes il semblerait plutôt endormir les sens. En Grèce lors des Thesmophories2, fêtes d'initiation auxquelles se préparaient les femmes par neuf jours de jeun et d'abstinence, celles-ci mâchaient de l'ail qui croyaient elles, les libéraient de tout désir charnel. « Pour se refroidir et ôter tout appétit chaud de l'amour ». dit joliment Brantôme3.

 

Et dans ses Recettes Immorales, Manuel Vasquez  Montalban4 « Il est conseillé de ne pas abuser d'ail car cet excellent boute feu des passions peut aussi les réduire en cendre ». A croire que les hommes attirés par les pulsions, sont eux même contrariés par une si forte odeur dans de jolies bouches.

 

Et...

Suite à un litige entre les Royaumes Unis et la France les journaux à sensations anglais affirmaient que les françaises étaient « sexuellement voraces », qu'elles sentaient l'ail et criaient « oh ! la ! la ! », dans l'amour.

 

Dans certaines régions de France et d'Italie on suspend au-dessus du lit conjugal une couronne. L'ail accompagne parfois aussi la nuit de noce c'était l'aillade de minuit.

 

« ... A la noce d'Albine, j'y étais. Il s'agit de surprendre nos tourtereaux au lit, elle est toute rougissante dans sa collerette de dentelle, lui faussement faraud et de leur faire absorber de grés ou de force, dans un feu d'artifice de farce et attrape, le sacré brouet toute une énorme soupière de soupe noire de poivre, violette de vin et farcie d'ail. De quoi restaurer les pires abatteurs de bois je vous jure... » Joseph Delteil, Le cuisinier paléolithique.

 

Au Moyen-Orient, le jeune marié porte une gousse d'ail à sa boutonnière. Elle lui assure une vaillante nuit de noce.

 

L'ail qui calme les ardeurs des uns, enflamme le désir des autres a aussi bien d'autres vertus... Sauf qu'il empêche si souvent le baiser langoureux...



1)  Les neuf vertus,
1. Hospitalité : Volonté de partager, de donner et de recevoir. (Gebo = Vanaheimr)
2. Travail : Expression humaine par la création, réalisation concrète. (Hagalaz=Svartalfheimr)
3. Courage : Être brave pour être juste.(Nauthiz =Jötunnheimr)
4. Discipline : La fermeté dans son parcours. (Isa = Niflheimr)
5. Liberté : Indépendance d’esprit et d’action. (Jera = Ljossalfheimr)
6. Persévérance : L’échec n’est pas une fin. (Eïhwaz = Hell)
7. Vérité : Dire et vivre ce que l’on pense juste et vrai. (Sowilo = Müspellheimr)
8. Fidélité : Être fidèle à son Destin. (Ingwaz = Midgardh)
9. Honneur : Reconnaître sa valeur et celle des autres. (Dagaz = Asgardh)


***

2) Thesmophories,

Les Thesmophories étaient une fête se déroulant en Grèce antique en l'honneur de Déméter, la déesse de l'agriculture.
Les Thesmophories commémoraient Déméter Thesmophoros, littéralement celle qui a apportée les lois. Seules les femmes mariées à des citoyens y participaient. En effet, Déméter était la déesse qui a institué le mariage et a donc donné un statut social aux femmes, leur permettant d'être plus que de simples concubines. Déméter, en enseignant l'agriculture aux hommes, leur a permis de se sédentariser et ainsi de créer un nouveau type d'organisation sociale dont l'habitation devient le noyau. Sur la base d'un domicile fixe se greffe tout naturellement l'idée d'une famille fixe. Le lien conjugal devient donc une des bases de la société civilisée.


***

3) Pierre de Bourdeille, dit Brantôme,
Abbé de Brantôme, né vers 1540 à Bourdeilles, en Périgord, et mort le 15 juillet 1614, dans son château de Richemont à Saint-Crépin-de-Richemont, abbé commendataire et seigneur de Brantôme, était un écrivain français, surtout connu pour ses écrits « légers » relatant sa vie de courtisan et de soldat.

Pierre de Bourdeille est un personnage à plusieurs facettes. En effet, abbé laïc (ou séculier) de Brantôme, il s'illustre aussi bien par les armes que par la plume de l'écrivain. Il a beaucoup écrit sur les grands personnages de son temps et des générations immédiatement précédentes. Même s'il n'est pas considéré comme un historien, il est un chroniqueur du XVIe siècle, donnant une vision mordante et vive de son temps.


***

4) Manuel Vázquez Montalbán,
Romancier, essayiste, poète et journaliste espagnol est né le 14 juin 1939 à Barcelone, décédé le 18 octobre 2003 à Bangkok. Issu d'un milieu modeste, Manuel Vázquez Montalbán avait fait des études de philosophie et de lettres et était diplômé de l'école de journalisme de Barcelone.

Il s'engage politiquement dans les mouvements de gauche catalans, ce qui le mènera dans les prisons franquistes.

En 1972, il crée le personnage de Pepe Carvalho, détective privé galicien et gastronome. Celui-ci est assisté, professionellement et culinairement, par Biscuter, rencontré dans les prisons de Lleida (Lérida).
« Je suis un communiste hédoniste et sentimental » Manuel Vazquez Montalban

 

 



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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:38

L'ail sous toutes ses formes...

 

 

 

Il existe des boutiques ainsi que des maisons de vente par correspondance spécialisées dans la vente d'ail. Ceci en particulier aux Etats-Unis, on peut y acheter de l'ail, des sauces, des moutardes, des marinades, des chewing-gum, de la glace et des bonbons parfumés à l'ail ainsi que des produits de beauté, des médicaments et des capsules toujours à base d'ail. on y trouve aussi des presses ail, des épluches ail, des rôtissoires à ail et bien évidemment des tresses et des couronnes d'ail.

 

L'ail se vend sous diverses formes pour un usage aussi bien culinaire que médical, chacune possédant ses propres particularités.

 

L'ail séché

L'ail séché s'obtient en éminçant des gousses d'ail fraîches et en les soumettant à un processus de séchage qui donne de petites paillettes de couleur crème. Une cuillère à café d'ail séchée équivaut environ à une gousse d'ail frais.


L'ail sous cette forme a parfois un goût de noisette et de caramel, qui, même s'il est léger, peut avantager les plats aux saveurs particulières. C'est le cas pour la soupe provençale ou aïgo- boulido.

 

L'ail séché s'utilise également en médecine.

 

Poudre d'ail

En broyant de l'ail séché, on obtient une poudre de couleur crème. (1/2 cuillérée à café équivaut à une gousse d'ail).

 

Pour la cuisine, on saupoudre les plats avant ou pendant la cuisson, pour qu'elle se dissolve avant le repas.

 

De la même façon, laisser reposer pendant une heure les sauces de salade dans lesquelles vous avez mis de la poudre d'ail.

 

Son parfum rappelle celui de l'ail séché.

 

C'est principalement sous forme de poudre que l'ail est utilisé en médecine, comme composant de certains médicaments.


La purée d'ail

Il s'agit d'une pâte blanche et épaisse faite de poudre d'ail mélangée à de l'huile, du sel, et un agent de conservation.

 

On peut en mettre dans les plats cuisinés et les vinaigrettes, ainsi que pour préparer du pain à l'ail.

 

Elle est salée, souvenez-vous-en avant d'assaisonner vos plats, et a un léger goût de noisette.

 

La purée d'ail convient plutôt à la cuisine car certaines des propriétés curatives de l'ail sont détruites au cours de sa fabrication.

 

Le sel d'ail

Il est composé à 90% de sel, 9% d'ail et 1% d'agent conservateur.

Mélange finement moulu et pratique à utiliser, le sel d'ail se met dans l'eau de cuisson des légumes, dans les salades, les petits pains et autres spécialités cuites au four.

 

Les capsules d'ail

Les capsules ou perles d'ail furent, dit-on, inventés par J.A HOFELS, médecin allemand qui s'installa en Angleterre en 1920. Il pensait que l'ail possédait des vertus curatives et décida de persuader les gens d'en manger en dissimulant son odeur. C'est ainsi qu'il mit au point un procédé pour extraire l'huile des gousses d'ail et le présenta sous forme de capsules comestibles, contenant une gelée ferme et épaisse.

 

Pour extraire l'huile il faut tout d'abord faire bouillir les gousses d'ail crues. Ce procédé permet de sauvegarder la majeure partie du soufre qu'elles contiennent et qui fait des capsules un traitement naturel efficace contre la toux, les virus, et les bactéries intestinales (comme le candida). En revanche, l'ébullition détruit une grande partie de l'allicine de l'ail, bénéfique pour la circulation sanguine et le cholestérol.

 

Les comprimés à l'ail

Ils sont une solution idéale pour les traitements médicaux à base d'ail.

On les fabrique en faisant sécher l'ail puis en le broyant pour obtenir une poudre. Celle-ci est ensuite conditionnée en dragées. Ce procédé préserve l'allicine. Lorsque les comprimés sont avalés l'enveloppe se dissout dans l'estomac et les substances bénéfiques de l'ail sont absorbées par les flux sanguins, sans qu'aucune odeur ne s'exhale par les poumons.

 

Achetez toujours des comprimés à l'ail de très bonne qualité. On les reconnaît en général à leur prix, mais aussi à leur goût : plus l'arôme est prononcé, plus les comprimés sont efficaces. Les meilleures marques sont celles dont les comprimés ont été soumis à des contrôles de qualité afin de déterminer leur taux en allicine. (Taux qui doit figurer sur la boite).



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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:16

La cuisine parfumée à l'ail est devenue si populaire qu'il existe maintenant des restaurants dans le monde entier où l'on ne sert que ce type de cuisine.

 

A Londres (pourtant les anglais non pas une culture de l'ail). et dans certaines villes des États-Unis et de la Suède, vous trouverez les restaurants Garlic and shot. A Los Angeles et à San Francisco les restaurants The stinking rose (La rose puante), qui se vantent « d'assaisonner l'ail avec des aliments ». Vous pouvez y goûter des plats comme la soupe à l'ail et aux asperges, le pain de viande à l'ail, de la mozzarella fumée à l'ail, de la salade maison relevée d'une vinaigrette à l'ail et aux noix grillées, servie avec des olives à l'ail marinées. En dégustant ces plats on peut boire le fameux vin « Le Château de Garlic » ou une bière à l'ail.


 

Si vous en connaissez près de chez vous des restaurants spécialisés dans l'ail, donnez nous l'adresse nous la mettrons en ligne.

Contact

 



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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 08:59

Afrique

En Afrique, l'ail s'utilise surtout dans le Berbère, une sauce très épicées originaire d'Ethiopie, qui sert à assaisonner les plats cuisinés ou à tremper le pain. Les piments rouges sont séchés au soleil puis, pilés dans un mortier. L'ail et le gingembre sont pilés ensembles, puis ajoutés au piment et retravaillés au pilon avec du sel, des oignons et de nombreuses autres épices pour donner une épaisse purée rouge.

 

Amérique du Sud

L'ail fut introduit en Amérique du Sud par les espagnols et les portugais au 16e siècle et intégré ensuite à presque toutes les cuisines du continent. Il est utilisé dans les sauces, les purées de piments et dans les garnitures pour tortillas.

 

Asie du Sud est

L'ail est très utilisé dans toute l'Asie du Sud est. Les coréens sont les plus grands consommateurs d'ail au monde, suivis de près par les thaïlandais.

 

Caraïbes

Le Blaff, plat d'origine Martiniquaise est composé de poisson mariné dans un jus de citron vert additionné de sel et poché dans un court bouillon épais parfumé à l'oignon, l'ail et au piment de la Jamaïque.

 

Chine

Avec le gingembre, la ciboule et la sauce soja, l'ail est un des ingrédients les plus communément utilisés dans la cuisine chinoise. Particulièrement prisé dans les provinces du Nord où les plats de légumes sautés et les plats aigre-doux sont très appréciés. On dit que pour la seule province du Hunan, chaque habitant consomme plus de 20 kg d'ail et d'oignon par an.

 

Espagne

Naguère, les vendeurs itinérants d'ail et de piments étaient une silhouette familière dans le Nord de l'Espagne. Ils voyageaient à travers le pays, portant sur ses épaules d'immenses colliers de têtes d'ail et de piments rouges sèches. En Espagne, l'usage le plus simple de l'ail est assurément le meilleur. Prenez une épaisse tranche de pain frais, frottez la avec une moitié de tomate puis une gousse d'ail et appréciez en la saveur !

 

Etats-Unis

L'ail ayant été introduit aux Etats-Unis par les colons originaires de nombreux pays, la cuisine à l'ail y est véritablement multinationale. L'un des plats le plus typique est le sandwich steak poivron, ail. Les missionnaires espagnols auraient introduit l'ail en Californie d'où est produit maintenant 90% de la récolte du pays et exportée vers le monde entier.

 

France

L'ail a toujours été très prisé en France où on l'utilise pour aromatiser les vinaigrettes, les plats de légumes et de ragoûts. C'est en Provence qu'il est le plus apprécié. Les tresses d'ail décorées de fleurs son vendues sur de nombreux marchés et dans des boutiques. A Marseille, l'ail est utilisé de manière si généreuse qu'on l'appelle « la vanille de Marseille » c'est bien le principal condiment utilisé dans la région.

 

Grande Bretagne

Il n'y existe pas de plats typiques à base d'ail. La Grande Bretagne s'est mis à aimer l'ail grâce à l'essor des voyages à l'étranger et aux immigrants qui ont importés leurs habitudes culinaires. Mais rares sont les pubs ou restaurants qui ne proposent pas des champignons ou du pain à l'ail au menu.

 

Inde

En Inde, on mange de l'ail dans toutes les régions sauf au Cachemire où il est considéré comme impur et propre à enflammer les passions répréhensibles. Ailleurs, l'ail est pilé avec de mélanges d'épices très relevés pour faire du Masala, purée servant à assaisonner de nombreux mets, dont le curry.

 

Italie

L'ail s'emploie dans toute l'Italie ; c'est un des condiments favoris de la cuisine italienne. Il existe une quantité incalculable de sauces à l'ail pour des plats de pâtes, des salades, des viandes ou des poissons.

 

Moyen-Orient

Connu depuis l'antiquité l'ail y reste un ingrédient essentiel. Les salades et les plats de viandes parfumés à l'ail et aussi les purées telles  que l'Hoummous (purée de pois chiche relevée d'olives et de citron), se consomment en abondance dans toute la région.



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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:01

La richesse des climats français autorise la culture de nombreuses variétés. Ainsi l'ail d'automne est très implanté dans le sud région de Lautrec et l'ail de printemps dans le Nord région d'Arleux et Locon.

 

La culture de l'ail en France remonte aux romains. Aujourd'hui (chiffres de 1996), la production française est de 46.000 tonnes produites sur 6.000 hectares répartie entre 15.000 agriculteurs. Ces chiffres sont faibles devant l'Espagne qui produit quelques 220.000 tonnes. De plus, la France souffre du manque d'organisation et de coordination des producteurs, ce qui se traduit par une importation de 20.000 tonnes à comparer au 14.000 tonnes exportées par an. Soit nous n'en produisons pas assez, soit il est plus intéressant de le vendre plus cher et de l'acheter meilleur marché à d'autres producteurs.

 

La plante devient l'enjeu d'une lutte sans merci. Avant 1992 la production d'ail était très éloignée de toute forme d'organisation mais un beau jour de juillet de cette année, l'ail de Chine débarque en France à moitié prix. Mobilisant les producteurs français et les solidarisant contre « l'envahisseur ».

 

Dans le monde si la Chine est la championne du genre, suivie par la Corée de Sud, l'Inde et la Thaïlande. L'Europe est également en tête du peloton devant les Etats-Unis et l'Egypte. L'Espagne est la première puissance européenne, les régions de Cordoue et de Grenade sont dévouées en partie à cette culture. En Italie, l'Emilie, la Campanie, la Vénétie et la Sicile produisent les deux tiers de la récolte du pays.

 

Lautrec :

L'ail d'automne (ou ail rose) cultivé en Provence : Lautrec (dans le Tarn à 30Km au nord d'Albi). Lautrec produit 4.000 tonnes (8,7% de la production française) par an sur 1000 hectares répartis sur 18 communes, et regroupe 380 producteurs.

 

Arleux et Locon :

Dans le nord, deux villages vivent de l'ail de printemps : Locon (5Km au nord-ouest de Béthune), et Arleux (40 Km au sud de Lille près de Douai). Ils possèdent respectivement chacun, 100 hectares pour la région de Béthune et 200 hectares pour le Douaisis. Le nord comptabilise 300 hectares (3.000 tonnes soit 6,5% de la production française) d'ail produit par une centaine d'exploitations agricoles. L'ail du Nord demeure plus petit que son frère du sud, mais présente une meilleure conservation et un bon rendement. De plus, le conditionnement traditionnel sous forme de tresses fumées vaut à l'ail du Nord un atout supplémentaire : l'ail devient un objet de décoration signe de bon goût, qui orne les cuisines.

 

Clients des producteurs d'ail en France pour 1996 (14.000 tonnes).

Allemagne : 25 %

Italie : 14%

Suisse : 13 %

Espagne : 11 %

Belgique : 8 %

Luxembourg : 8 %

Autre : 21 %

 

 

Vente de l'ail France pour 1996.   

Supermarchés : 30,60 %

Marchés : 25,1 %

Hypermarchés : 24   %

Magasin primeur : 6.2 %

Vente directe : 4,9 %

Supérette : 4,8 %

Autres : 11%

 

 

Provenance de l'ail importé en France pour 1996.Sur un total de 20.000 tonnes.

 

Espagne : 42 %

Argentine : 31 %

Mexique : 6%

Pays-Bas : 6%

Chine : 4%

Autres : 4,49 %

Sources: chambre d'agriculture du Nord (1998) et municipalité de Lautrec.

  

 

Pour ce qui est de la consommation française, la région parisienne et le Centre-Est font partie des régions sous consommatrices. L'Est et le Nord sont dans la moyenne. Le Sud Ouest et le Sud Est régions productrices, sont attachées à l'ail en tant qu'ingrédient culinaire.

 

Enfin un français consomme en moyenne six cents grammes d'ail par an. Un italien un kilogramme et un espagnol quatre kilogrammes par an. 



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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 16:41

Sirop d'ail : Faire macérer pendant 4 jours, 180 g d'ail dans 1/4 de litre de vinaigre de vin. Filtrer et exprimer le jus dans un linge. Ajouter encore 1/4 de litre de vinaigre, pour obtenir en gros 1/2  litre de liquide, ajouter 250 g de sucre, bien mélanger et faire frémir pendant 10 minutes. Laisser refroidir, mettre en bouteille et conserver au frais.

 

Vin d'ail : Faire macérer pendant 12 heures une dizaine de gousses d'ail dans 1 litre de vin. Filtrer et sucrer suivant votre goût. Ce vin serait réputé pour prévenir contre l'ivresse (à suivre avec modération).



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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 16:38

Et pour les inconditionnels de l'ail de toutes les façons.


Caramel d'ail : Avec 50 g de beurre, 5-6 gousses d'ail, 225 ml de lait en poudre, 450 g de sucre et un peu de sel. Faire cuire le tout une dizaine de minutes. Enlever l'ail puis cuire jusqu'à l'obtention d'un caramel.

 

Granité d'ail et de citron vert : Les granités à l'origine étaient essentiellement utilisés comme trou normand entre deux plats, ils peuvent servir de « glace » ou de rafraîchissement l'été.


Ingrédients : 550 ml d'eau, 100 g de sucre, 3 gousses d'ail, 275 ml de jus de citron vert, zeste de citron râpé. Faire bouillir ensemble le tout. Egoutter, laisser refroidir et mettre au congélateur en grattant fréquemment avec une fourchette pour faire des paillettes.



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