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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 16:14

Depuis l'antiquité, on piste les vertus de tous les fruits, légumes, baies et autres plantes. L'Herbier érotique évoque les origines et propriétés de végétaux et de leurs fruits, à consommer ou à accommoder. Ainsi, le pistou (basilic) était offert par les Romains aux coeurs brisés pour les raccommoder.

Mais on en n'est pas encore là… La racine fraîche de la gentiane, broyée et infusée dans un bain chaud, serait un stimulant du désir masculin. Ou encore en Inde, le thé aphrodisiaque, obtenu à partir d'un mélange de thé noir, cannelle, gingembre, cardamome, clous de girofles, noix de muscade, grains de poivre, safran et miel est un mélange explosif pour faire monter le désir.

 

Vérite ou légendes urbaines...

 

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 16:11

Pour tous les amoureux, la fête de Saint Valentin est très populaire. On aime tous faire des cadeaux, se dire des mots doux, avoir une occasion d'avouer nos sentiments… Ah bon ! Moi j’attends la Saint Valentin pour donner mes sentiments, Noël pour faire des cadeaux voire l’anniversaire, le premier avril pour faire des farces… 

Pourquoi ce jour alors ?
 

L’association du milieu du mois de février avec l’amour et la fertilité date de l’antiquité.
 

Dans le calendrier de l’Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion1 mois et  fête en l´honneur du mariage de Zeus et Héra.
 

Dans la Rome antique, le jour du 14 ou 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus2. Lupercus dieu de la fertilité, que l’on représente vêtu de peaux de chèvre. Ses prêtres sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome à moitié nus et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s’approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l’accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.
 

En ce qui concerne l'identité propre de St Valentin, considéré aussi comme le patron des amoureux, les historiens ne sont pas d'accord sur le sujet, car il y aurait 7 saints chrétiens prénommés Valentin. Leur fête a été fixée le 14 février par décret du pape Gelase Ier, aux alentours de 498. C’est à cette date qu’ils sont mentionnés dans les premiers martyrologes.

Le rapprochement entre la Saint-Valentin et l’amour courtois n’est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne. Mais cette pratique n’est citée dans aucune source écrite de l’époque.
 

Le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. À l’issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l’année. Ceci permettait de développer la démographie et stimuler l’expansion des villages.


Cette pratique laissait libre cours à beaucoup de tricheries de la part de couples officieux ainsi que des hommes qui visaient une jeune fille en particulier et notamment « la plus belle du village », très courtisée. 

La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre et en France, où l’on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux s'accouplaient. Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au XIVe siècle. Il était courant durant cette période que les amoureux échangent des billets et qu’ils s’appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du XIVe siècle se trouverait à la British Library. Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin aient été inventées pendant cette période. Parmi ces légendes, on trouve celles-ci :

·         La veille du martyre de Saint Valentin3.

·         Pendant une période d’interdiction de mariage des soldats romains par l’empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Dans la plupart des versions de cette légende, le 14 février est la date liée à son martyre.

·         Au début du XVe siècle, l’œuvre de Charles d’Orléans comporte plusieurs poèmes dédiés à la Saint-Valentin.



[1] C’est le septième mois (ou huitième quand l´année en comptait 13) du calendrier grec antique en vigueur dans la région d'Athènes, Il tire son nom du mot grec « Gameliốn » le mois des mariages.

[2]
La fête des Lupercales est une fête de purification, en fin d’année. C’est aussi une fête de passage : le sacrifice dans la grotte est symbolique de la
mort ; le rire aux éclats, qui survient après la purification, symbolise le retour du souffle vital et de la résurrection.

[3] Valentin de Terni fut un moine qui vécut à l'époque du règne de l'Empereur Claude II le Gothique (IIIe siècle). Martyr, fêté le 14 février.
 

Il était connu de son temps pour conseiller les jeunes amoureux, il est dit qu'une fois les jeunes hommes assurés par les paroles de Valentin, celui-ci donnait, en guise d'offrande, une fleur de son jardin au prétendant, lequel s'empressait de rejoindre sa dulcinée pour la lui offrir.
 

Ces temps furent les débuts du christianisme et toute l'Europe n'était pas encore christianisée, ce qui fît que l'empereur Claude II le Cruel eut vent des consultations de Valentin. L'époque fut religieusement en pleine mutation, Claude n'aimait en rien la chrétienté et ordonna que Valentin soit arrêté, ce qui fut fait.
 

Valentin qui refusa de se soumettre à la volonté de l'Empereur, fut donc mis à la geôle. C'est dans cette période de sa vie qu'il rencontra la fille de son geôlier, laquelle s'appelait Julia et était aveugle de naissance. Durant sa captivité, Valentin entretint des relations amicales avec Julia. Celle-ci, étant donné sa cécité, avait demandé à Valentin la description du monde. Julia, par amour envers Valentin, lui apporta à manger jusqu'au jour où, est il dit, un miracle se produisit durant un soir.
 

Certains témoins auraient dit avoir aperçu une vive et forte lumière par la fenêtre de sa cellule, Julia venait de trouver enfin la vue! Ses paroles furent: « Maintenant je vois ! Je vois le monde tel que vous me l'avez décrit ! »
 

Ce grand événement parvint jusqu'aux oreilles de Claude II le Cruel, lequel n'apprécia pas ce genre d'histoire, et ordonna sur le champ l'exécution de Valentin. Le jour de son exécution, il fut roué de coups par les légionnaires romains et fut décapité sur la voie flamina, le 14 février 269.
 

Et c'est depuis ce jour que toute la famille de Julia se convertit au christianisme pour honorer la mémoire de Valentin. Il est dit que Julia planta, près de la tombe de Valentin, un amandier et cet arbre fut depuis ce jour, un symbole de l'amour.
 

Saint Valentin devint très populaire en Allemagne pour une raison bien amusante. Les pèlerins allemands, arrivant à Rome par la voie Flamina, avait pris l'habitude de faire une halte dans l'église Saint-Valentin. La ressemblance sonore du nom de Valentin et du verbe allemand « fahlen » (tomber) avait valu au saint la réputation de guérir les blessures de ceux qui avaient fait une mauvaise chute.





La Saint Valentin.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 16:07

La fête de Carnaval se déroule à diverses dates selon l'endroit du globe et revêt des rituels différents ! Ils consistent généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés, masqués ou bien maquillés et se retrouvent pour chanter, danser dans les rues et éventuellement autour d’une parade.

On fait dériver le mot carnaval de carne, les linguistes retiennent seulement l'origine italienne : carnevale, composé de carn (chair) et levare (lever, enlever, ôter).

Le carnaval ou les carnavals, fête non reconnue par l'Eglise, débute entre l'Épiphanie (le 6 janvier), date qui marque la fin des fêtes de Noël et s'arrête le mardi gras, veille du début de la période de carême. Le carnaval a le même sens que le carême-entrant ou carême-prenant qui désignaient, à l'origine, le début du carême. Ces termes ont ensuite désigné la fête clôturant les derniers jours avant le carême.

Lors de ces fêtes de Carnaval on retrouve toujours le principe d'inversion au travers des costumes et des jeux (maître/esclave, homme/femme), on se déguise, on fait ripaille, on offre des cadeaux, chants et danses sont de la fête. 

Par opposition au Carême, le Carnaval est une période d'excès joyeux, de gras contre maigre. Dans tous les carnavals, les gens dansent, mangent et se déguisent, les règles et interdits habituels sont suspendus. 

Chars géants, parades, bals masqués, confettis et serpentins, fanfares, c'est la période des excès démonstratifs ! Cet usage semble être un reste des fêtes populaires ancestrales, telles que les Bacchanales, les Lupercales, les Saturnales, la fête des Fous, de l'Ane, etc1.

Chaque pays à sa propre interprétation des réjouissances avec toujours un même objectif : faire la fête ! Parmi les plus connus de nos jours, on peut citer les carnavals de Rio de Janeiro, Venise, Nouvelle-Orléans, Nice, également ceux du nord de la France comme Dunkerque Bailleul, moins connu mais tout aussi festif, le carnaval de Québec. 

Si le début du Carnaval connaît des dates variables la fin correspond à la tombée de la nuit de mardi gras.


Mardi gras et le mercredi des cendres2.
Tout au long de l'année, se succèdent des fêtes qui rythment la vie des chrétiens. La fête de Mardi Gras a tous les ans une date différente, fixée par rapport à la date de Pâques, qui elle même varie en fonction du cycle de la Lune. Le Mardi gras est le jour qui précède le Mercredi des Cendres. 

Avant le jeûne, il est bon de se défouler ! Ainsi la semaine des sept jours gras précède les 40 jours maigres de carême ! Le Mardi gras est le dernier des jours gras, celui qui est fêté avec le plus d'éclat ! Au jeûne et à l'abstinence s'opposait alors le carnaval. 

Pour marquer le coup avant que ces privations ne commencent, la veille, le mardi, on faisait gras. On finissait les aliments gras avant de se mettre au carême. On en profite pour faire des beignets, des bugnes et des fritures. De plus, la tradition du carême veut qu’on arrête également de manger des œufs, donc on en profite pour faire des crêpes. 

Aujourd'hui, le jeûne n'est guère pratiqué et se limite essentiellement au mercredi des cendres et au vendredi Saint, jours durant lesquels les catholiques s'abstiennent de manger de la viande. 



Carême. 

Pendant la période de Carême, les croyants doivent jeûner, se priver et prier dans le but d'expier leurs fautes. L'Eglise interdit ainsi la consommation de viande, la célébration des mariages et les relations conjugales. A la fin du temps du Carême se déroule la fête de Pâques qui célèbre la mort, puis la résurrection du Christ. 

Aujourd'hui, on a gardé le meilleur (le carnaval) et on a oublié le pire (le carême). Mais ne devrions-nous pas faire carême ? Au moins, les premiers jours, on pourrait s'abstenir d'alcool et de pâtisseries !

Pourquoi ? Tout simplement pour redonner au carnaval son lustre d'antan : quand on entre dans une période de privation, on fait d'autant plus la fête ! Pas de carnaval digne de ce nom sans carême ! 

1) Il faut savoir que sous l'empire Romain, il existait déjà une grande fête de Carnaval nommée « les Saturnales » à une toute autre période de l'année. Cette période de fête populaire se déroulait entre le 17 et le 25 décembre.

Le peuple marquait par des réjouissances le solstice d'hiver. Ces fêtes avaient pour but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l'absence de vie et l'obscurité.
On offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décorait les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui.

 

2) Cette fête marque le souvenir d'Adam condamné après son péché à retourner poussière. Les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à faire pénitence par des privations. Le mercredi des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40 jours. A l'issue de ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la résurrection du Christ.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:23


Symbolique et peinture

 

La bible ne connait pas la fraise pourtant elle est associée dans la peinture (à la renaissance) au fruit du Paradis. Ses fleurs blanches, sa couleur, son goût…

 

Ovide dans la Métamorphose précise que pendant «l’âge d’or» (plus tard associé au Paradis) :

« L’homme se nourrit des fruits  que la terre donne spontanément… » dont la fraise.

 

Comme elle murit au printemps, que l’annonciation et l’incarnation de Jésus Christ sont habituellement situées à cette saison, elle finit par faire référence à ces épisodes religieux.

 

Beaucoup de symbole pour ce fruit

Sa fleur est l’image de l’innocence et de l’humilité.

Sa couleur rouge évoque le sang et peut symboliser la passion.

Ses feuilles trilobées peuvent nous renvoyer à la Trinité.



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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:22

La carotte nous arrive probablement d'Asie Mineure, où elle poussait à l'état sauvage voici déjà plus de deux millénaires.

 

Et bien longtemps avant notre ère, les habitants du bassin méditerranéen consommaient ce légume racine. Grecs et Romains ne sembleront guère apprécier la carotte. A leur décharge, il faut dire qu'à cette époque, les carottes avaient une peau assez coriace et un cœur fort fibreux. Pline, dans son Histoire naturelle mentionne la carotte sous le nom de « Pastinaca Galtica (voir le panais) » ou « légume des Gaulois », appellation que l'on retrouve aujourd'hui encore dans certaines régions de France, où la « pastenade » n'est autre que la carotte.

 

 

La ville d'Orange, la Hollande et…

 

L’histoire de la principauté d’Orange ne relève pas d’une histoire locale ou régionale traditionnelle. Alors que sa superficie n’a jamais été considérable, la ville doit à sa position géographique et à un héritage complexe de jouer pendant cinq siècles un rôle important entre le royaume de France et le Saint- Empire germanique, puis entre catholiques et protestants.

 

La Maison d'Orange-Nassau règne sur les Pays-Bas depuis que Guillaume Ier dit « Guillaume le Taciturne » a mené à l'indépendance des Provinces-Unies en organisant le soulèvement des Pays Bas espagnols ou révolte hollandaise.

 


 

Et la carotte ?

 

Qu'elle soit ronde, longue, ½ longue, rouge, jaunâtre, blanche ou à collet vert. Il faut attendre le 17e siècle pour qu'apparaisse la carotte orange c’est le produit des Hollandais qui, désireux de montrer leur fidélité à la Maison Orange, croiseront des variétés à chair rouge et à chair blanche et ils finiront par obtenir une racine d’un orange lumineux. Cette nouvelle variété ne tardera pas à supplanter toutes les autres et les sélectionneurs se concentreront exclusivement sur elle pour créer de nombreuses variétés modernes.

 

A partir du 19e siècle furent créées des variétés sans cœur fibreux, sucrées et tendres qui justifièrent le nom de « miel souterrain » que leur donnèrent les Irlandais.

 

Si la carotte était l'objet de beaucoup de réticences en tant que légume, par contre elle était parée de toutes sortes de vertus médicinales. En vertu de la théorie des Signatures, elle était en raison de sa couleur indiquée pour soigner la jaunisse et faire venir leurs règles aux femmes. Prospère Calamo écrit : « Les femmes en usent avec du miel pour provoquer leur besogne ».

 

C'est bien connu, la carotte a la réputation de rendre aimable et de donner les cuisses et les fesses roses.

 

On la conseillait pour guérir de la jaunisse. Aux premiers symptômes, il était recommandé de creuser une carotte, d'uriner dedans et de la suspendre à la cheminée. Quand elle était totalement desséchée, la jaunisse avait disparu.

 

Elle est considérée comme aphrodisiaque selon Léopold-François Sauvé pour qui « manger de la carotte amène une fièvre lente qui finit par rendre amoureux ».

 

La consommation de graines de carottes est censée favoriser la fécondité, et une femme enceinte qui boit du jus de carotte fortifie son enfant, « mais si celui-ci est un rouquin, il aura plus tard de mauvais instincts » dit Scott Cunningham.

 

Pour récolter des carottes « grosses comme la cuisse », les Lorrains se touchent fréquemment cette partie du corps en les semant et certains disent : « gros comme ma tête, long comme ma cuisse ».

 

Les Vosgiens font le signe de croix et attrapant leur cuisse droite à deux mains disent : « Dieu veuille que les carottes que je sème soient aussi grosses, grosses, grosses que ma cuisse ».

 

En Franche-Comté, le semeur doit porter une chemise neuve. Les semer sous le signe du Poisson les rend lisses et droites, mais sous le signe du Cancer les rend rugueuses et fourchues. On explique dans le Doubs leur lente germination par le fait qu'elles passent six mois en enfer avant de sortir de terre.

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 23:31

 Origine :

L'avocatier est originaire d'une vaste zone géographique s'étendant des montagnes centrales et occidentales du Mexique, à travers le Guatemala jusqu'aux côtes pacifiques d'Amérique centrale. Il y a des preuves archéologiques de l'utilisation et de la sélection des pieds au Mexique pendant 10 000 ans. Des noyaux trouvés dans des grottes dans la vallée de Tehuacan (état de Puebla) montrent que durant cette période il y eut une sélection progressive vers une augmentation de la taille du fruit comme l'indique l'augmentation de la taille des noyaux des couches récentes par rapport à ceux des couches plus anciennes.

 

 

Etymologie et noms vernaculaires :

Les Aztèques appelaient l'avocatier «arbre à testicules» et faisaient de ses fruits un élixir de longue vie aux pouvoirs revigorants.

Le mot aguacate a été employé en français vers1640 et il a été courant aux XVIIe et XVIIIe siècle. Cependant, ce dernier mot est lui aussi une altération du nahuátl auacatl dont l'origine était connue dès le XVIIIe siècle. 

Le fruit avocat est apparu sous la forme avocate en 1684. Il est classé alors parmi les poires et ses noms ont été aussi poire-avocat, poire d'avocat. Il s'agit d'abord d'une ressemblance de forme. Le nom français est une adaptation du nom espagnol abocado, avocado, lequel désigne d'abord un spécialiste judiciaire. Ce terme espagnol est une altération par étymologie populaire d'aguacate qui était le nom du fruit de l'avocatier. L'avocate devient l'avocat en 1716.

Son nom provient du nahuatl « ahuacatl » qui signifie «testicule» en référence à sa forme. On retrouve le terme ahuacatl dans le mot composé ahuacamolli (guacamole), signifiant «mélange aux testicules».

Attention
 : il ne faut pas confondre avec l'avocat qui va plaider pour votre défense.

- Espérons qu’il ait des «avocats» votre avocat…

 

 

Petites histoires :

Persea americana (nom latin de l’avocatier), est un arbre de la famille du laurier et du cannelier. 

Importé en 1526 vers l'Europe par l’espagnol Cortez, cadeau des aztèques…

Il faudra malgré tout attendre 300 ans de plus pour qu'enfin il s'installe de façon définitive dans la gastronomie française. Si l’avocat fut longtemps considéré En Europe, comme un produit de luxe, il était extrêmement courant en Amérique au point que l'on le qualifiait souvent de «beurre du pauvre».

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:46

Vers 3000 ans avant JC, les Chinois utilisaient l'ail pour relever la saveur de leur nourriture, si caractéristique de la cuisine orientale. A la même époque, au Moyen Orient, dans le Sud-est de l'actuel Iraq au bord de l'Euphrate, les Sumériens ont laissé la première trace écrite sur l'ail.

 

Pyramides.


Les Egyptiens firent de l'ail une divinité. Des papyrus datant de 1700 avant J.C nous apprennent que de nombreuses plantes communes telles que l'ail et le genévrier, étaient déjà connues pour leurs vertus curatives il y a prés de 4000 ans. En Egypte, dés l'époque pharaonique on remarqua sa valeur alimentaire et ses propriétés nutritives. L'historien grec Hérodote rapporte que les manœuvres qui construisaient les pyramides recevaient quotidiennement d'importantes rations d'ail qui leur donnaient la force nécessaire à ce travail épuisant. Il arriva même que ces ouvriers fassent la grève sur le tas les jours où le ravitaillement n'était pas assuré. Sans atteindre la hauteur du monument qu'ils élevaient vers le ciel, les bottes d'ails devaient alors représenter des monticules impressionnants, quand on sait que des milliers d'hommes travaillaient ensemble. Une inscription de la pyramide de Chéops atteste les quantités d'ails et d'oignons consommés par les constructeurs. Les hiéroglyphes égyptiens de l'ail se lisaient « aaqi ».


Photo : © Jean Gachignard

 

Chez les Assyriens et les Babyloniens également, l'ail et l'oignon crus accompagnés de galettes, formaient l'essentiel de nourriture de ceux qui travaillaient sur les « chantiers ».

 

Les hébreux durant l'Exode vers 1250 avant JC, considéraient l'ail comme le bien le plus précieux abandonné en Egypte. Dans le désert, suivant Moïse, certains n'hésitaient pas à se plaindre, selon le Livre des Nombres (quatrième des cinq premiers livres constituant la Torah) :

- « Nous nous souvenons des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et de l’ail ».

 

Dans la mythologie classique (Homère 85 av JC), l’ail était une Plante virile, gouvernée par Ares (Mars chez les romains), le dieu de la guerre et l'élément du feu. C'était aussi le symbole d’Hécate, la sombre déesse du ciel nocturne, du monde souterrain et de la sorcellerie*. Protectrice des troupeaux, des marins, des sorcières, elle est aussi réputée pour hanter les cimetières et les lieux des crimes en tant que déesse de la purification, de I’expiation, propriétés qui ont été aussi associées à l'ail, (dans la Grèce antique la déesse recevait de l'ail en offrande). Des statues représentaient fréquemment Hécate sous la triple formes de la pucelle, de la mère et de la vieille femme (on parlait alors souvent du « souper d'Hécate »). Elles étaient situées aux carrefours des principales routes pour contraindre le peuple à faire des choses déplaisantes, voir répugnantes. Pour que la déesse Hécate soit contente les participants se gavaient d'ail pendant plusieurs jours et allaient en procession orner de guirlande d'ail les autels de cette déesse. Ils y immolaient des chiens et parfois des rats. Les cadavres, vidés de leurs viscères et bourrés de gousses d'ail, étaient alignés le long de la route et ce parfois sur plusieurs kilomètres. Ces rites en disent long quand on sait que les Grecs avaient l'ail en horreur (ils l'appelaient « rosé puante »). Aussi s'en servaient-ils pour sacrifier à une divinité malfaisante et infernale, dont il était important d'apaiser le courroux. A l'inverse, il était formellement défendu à ceux qui avaient mangé de l'ail d'entrer dans le temple de Cybèle la grande Magna Mater, mère des dieux. Dans la mythologie Grecque voici ce qui est raconté dans l'une des aventures de l'Odyssée.

 

Circe Offrant une coupe à Odysseus. Date : 1891 Artiste : John William Waterhouse


Circé, déesse et magicienne, habitait l'île d'Aea ou l'île de l'aurore. Elle vivait dans un palais somptueux, au milieu d'animaux sauvages, qui n'étaient que d'imprudents voyageurs transformés par la baguette magique de la redoutable enchanteresse. Odysseus (Ulysse chez les romains) débarquant sur l’ile avec son navire, envoie à la découverte du territoire plusieurs de ses compagnons. La magicienne les capture et les change en pourceaux. Odysseus apprenant le drame, se met en route pour les délivrer. Il rencontra Hermès (entre autre guide des voyageurs) qui lui procura un charme (à base d'ail) destiné à circonvenir aux sortilèges de la sorcière. Le héros déjoua les ruses de Circé, se fil aimer d'elle et l'obligea à désensorceler ses compagnons.

 

Chez les romains, le peuple, les soldats, les moissonneurs se nourrissaient d'ail, toujours parce qu'il est tenu pour un puissant tonique. Lorsqu'ils descendaient dans l'arène pour y affronter une bête féroce, lutteurs et gladiateurs s'enduisaient le corps d'une purée d'ail. Cette croyance aux vertus toniques et stimulantes de l'ail persista au moins jusqu'à la renaissance.

 

En 54 av J.C. Rome eut un nouvel empereur Claude qui épousa Agrippine, mère d'un autre empereur Néron.

 

Empereur Claude. Camée, sardonyx, or (monture d'or du XVIe siècle). Ce camée a appartenu au Trésor de Saint-Denis. Acquisition en 1791. Provenance : Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.



Agrippine persuada Claude d’adopter son fils et d’en faire son héritier. Ensuite elle commença à comploter contre son mari, l’empoisonner afin que Néron accède au trône.

Claude avait un champignon favori. Sa femme fit en sorte qu’on lui servit un plat de ces champignons spécialement cuisinés avec un poison mortel. Claude perdit connaissance et fut transporté hors de la pièce. Malheureusement pour Agrippine, son mari avait bu beaucoup de vin et mangé d'autres plats qui, tous, était assaisonnés avec une grande quantité d'ail. Claude survécut à cette tentative. Agrippine, cependant était femme de ressource. Ce même soir, elle ordonna au médecin qui soignait Claude de « chatouiller la gorge du souffrant avec une plume empoisonnée ». Cette fois, Claude eut moins de chance ; il mourut, Néron monta sur le trône. A partir de ce moment les Romains crurent que le vin et l'ail étaient un antipoison.




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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:43

L'ail fut introduit très tôt et presque simultanément dans de nombreuses civilisations, c'est pourquoi chaque pays en revendique la paternité. Cependant, il est probablement originaire du sud-ouest de la Sibérie, territoire actuel des républiques du I’Urkménistan, du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan, où il pousse encore à l'état sauvage.

 


II y a environ cinq mille ans, des tribus nomades l'introduisirent en Chine, où il fut bientôt largement utilisé. De là il gagna l'Asie du sud-est. Vers 2000 avant J.C, il avait sillonné le Moyen-Orient et atteint l'Egypte, puis avec les marchands et les nomades, il traversa le sud de l'Europe et s'acclimata en Sicile. Il descendit aussi en Inde, où il est mentionné dans les premiers écrits védiques (anciens textes religieux découverts en Inde Orientale).

 

Les marchands phéniciens transportèrent l'ail un peu plus au Nord en Europe Méridionale et les romains l'introduisirent dans toutes les provinces qu'ils conquirent, y compris la Grande-Bretagne et l'Europe Septentrionale.

 

Plus tard, les Vikings en emportèrent avec eux lors de leurs longs périples sur les mers du globe. Christophe Colomb l'introduisit dans l'actuelle République Dominicaine, d'où il pénétra en Amérique Centrale puis en Amérique du Sud, pour s'acclimater en Amérique du Nord. Dans ces contrées d'origines, en Sibérie et autour de la mer Caspienne, l'ail était une denrée précieuse.

 

Jusqu'aux 17e siècle, les Sibériens purent payer leurs impôts en ail, quinze têtes d'ails pour un homme, dix pour une femme et cinq pour chaque enfant.

 

L'ail est maintenant cultivé dans le monde entier.




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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:41

Aucune plante n'a jamais été aimée ou détestée autant que l'ail.

 

L'ail est un condiment qui se prête à de multiples usages.

 

Dans le monde entier et depuis toujours, les cuisiniers comptent sur sa saveur piquante pour relever toutes sortes de mets, des pâtes et salades Méditerranéennes, son odeur singulière aiguise l'appétit.

 

Ses vertus thérapeutiques sont prisées depuis longtemps, il diminue la tension artérielle, améliore la circulation sanguine et lutte contre les taux élevés de cholestérol. Il peut accroître notre résistance aux infections virales et aux bactéries qui causent des intoxications alimentaires. C'est un antiseptique naturel, on aurait tort d'ignorer les pouvoirs « magiques » que l’on prête à l'ail.

 

Universellement réputé, être un garde fou contre la maladie, l'ail a aussi servi à éloigner les démons et les vampires.

 

Dans l'Egypte ancienne, c'était une plante sacrée (elle faisait partie du salaire des ouvriers). On prêtait serment en invoquant son nom.

 

En Grèce, la déesse Hécate le tenait aussi pour sacré. Manger de l'ail était censé rendre fort et courageux.

 

La popularité de l'ail a connu des hauts et des bas au fil des siècles. Parfois révéré pour ses vertus curatives et gustatives, parfois considéré comme vulgaire par la haute société à cause de son odeur. L'ail n'a jamais été apprécié par tout le monde en même temps.

 

En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis par exemple on ne s'en est pratiquement pas servi avant le début du 20e siècle. De nos jours en revanche, l'ail est en plein essor.




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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 14:22

La Figue symbolise la façon intuitive d'étaler largement, à grands coups de pinceau, la peinture à l'huile sur la toile... jusqu'à y mettre toutes les couleurs du prisme. L'homme peint selon son sentiment, spontanément... On dirait un fruit à la Rubens. La sphère psychique de la Figue étend, ouvre, élargit, tire tous les registres en douceur, apporte l'expansion, en analysant (mais alors d'un seul trait coulant) plutôt qu'en opérant une synthèse par contraction. La Figue a besoin, de gestes larges, libres et décontractés pour rendre son Expression dans une agréable esthétique fluide et douce.


«Je ne retiens pas mes impulsions de libre expression de mon sens intime du beau ! C'est même mon moteur en quelque sorte. Je ne demande qu'à m'investir dans une bienfaisante créativité ouverte, dans le côté artistique... à m'exprimer dans mes produits, dans mes formes parlantes. J'extériorise... » Il est donc évident que la sphère «dilatante» et élastique de la Figue fait du bien aux poumons, à l'estomac, aux intestins, aux veines, aux parois «intérieures» des parties du corps. La Figue «desserre» l'homme quand il se crispe. Elle le déroule quand il se recroqueville.



Rubens "Bacchus"


Cependant, dans ce cas aussi, il ne faut pas oublier la règle qui dit qu'il ne faut jamais manger des Figues à contrecœur. En effet, la Guérison se produit spontanément, indépendamment d'un «choix rationnel».

 

Celui qui a envie de Figues peut, certes, avoir le sens du beau mais, quant à la création même, à l'extériorisation, au façonnage, à l'expression des belles forces affectives intérieures, cela se réalise beaucoup moins par rapport au potentiel. Il considérera les créations d'autrui, mais lui-même passe insuffisamment à «l'acte» créateur... tout au moins... «l'envie» de Figues lui dit qu'il a plus de Possibilités (ou encore beaucoup plus) qu'il ne le montre (ou le montre déjà) !

 

S'il peut se sentir pris de chagrin et d'impuissance il veut néanmoins, au fond de son cœur, se réaliser de manière puissante et créative.

Il devra en premier lieu occuper son être dans toute son ampleur, d'une façon «ouverte» et détendue ; il permettra à ses énergies vitales de couler, de s'étendre, jusqu'au bout de ses orteils... Il ne devra pas se refuser le vaste espace de son être. Ce n'est qu'en se coulant entièrement et largement dans son propre champ corporel... qu'il pourra s'exprimer de façon spontanée, sincère, naturelle, dans des formes qui figurent l'étendue de son propre Être spacieux.

 

La Figue lui dit : «Ne t'étrangle pas ainsi, ne t'aplatis pas les poumons de la sorte. Tiens tes épaules en arrière, occupe largement ton espace vital ! Crois en l'éclatante débauche de couleurs dans ton âme, en tes Facultés d'Exprimer, de Créer, de réaliser et d'extérioriser la Beauté !».

 

Cet humain veillera à ne placer pas trop Haut la barre de ses exigences et de son autocritique, à n'aspirer point à la «perfection». Il se rappellera qu'il pourra simplement, depuis son âme, porter la beauté dehors sans qu'elle doive répondre à des normes culturelles, à certaines règles, structures, formations. Il évitera de trop soumettre ses expressions à une approche logique/technique. Il lui importe de s'ouvrir LUI-MÊME tout grand, de s'élargir et de s'exprimer, tel qu'il EST, dans les actes de création qui découlent de son Etre Naturel.

 

Ceux qui ont une grande envie de Figues veilleront à ne pas étouffer leur vie sous le poids de la pensée et de l'intellectuel, alors que le spontané, l'intuitif, le naturel sont refoulés, empêchés ou gênés dans leur expression... Parfois, l'être humain a tellement tendance à tout méditer et à l'embrasser par sa raison qu'il enferme quasiment la porte à l'expression et au façonnage spontanés...

 

Dès lors, il OBSERVE la vie, il REFLECHIT à la vie, mais il ne VIT pas lui même DANS la Vie. Il fera mieux de se laisser aller, de se laisser vivre pleinement, de se laisser sentir, de se laisser avoir des expériences, de se laisser porter par les ondes et inspirations intérieures... La Figue ressemble à l'artiste peintre ou musicien à l'abondance crinière ondulante... Celui qui a envie de Figues en prendra de la graine.

Il devra s'ouvrir, s'élargir dans cette expression ! Il devra occuper son vaste Champ énergétique ! Il ne se fera pas passer pour plus étriqué, plus petit, plus fermé qu'il ne l'est en réalité. Il devra vivre davantage par l'intuition sans retenue, sans douter, sans avoir d'exigence vis-à-vis de cette expression, sans se contenir ni rétrécir.

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Published by Aux plaisirs - dans Symboliques !
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