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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:52

Lorsque nous sommes rassasiés, il convient de pouvoir se dire que nous avons mangé ce qui nous a fait le plus envie, plaisir et que nous sommes pleinement conscients de ce plaisir. Si nous nous imposons de manger des aliments sans plaisir, il devient difficile de ne pas craquer sur ceux que nous aimons vraiment, même lorsque la faim a disparu. Nous nous rassasions bien sagement d’un repas sain et équilibré puis poussé par une force irrésistible, nous finissons par craquer sur une tablette de chocolat consommée sans faim, avec des émotions négatives, culpabilité…

Pourquoi le repas ne consiste pas plutôt à choisir des aliments qui nous procurent le plus de plaisir possible, les consommer à un moment où nous avons suffisamment d’appétit, pour en profiter au maximum.

Lorsque nous commençons à choisir un aliment en fonction de son goût, de nos appétences et non selon des règles diététiques, on se rend compte que beaucoup d’aliments que l’on trouvait très attrayants car très interdits, ne sont pas si bons que ça. À l’inverse, des aliments «diététiquement corrects» peuvent retrouver leur valeur de plaisir. Certains jours, les haricots verts nous semblent plus délicieux qu’un gâteau, perçu comme trop lourd.

Pour nous aider à trouver l’aliment qui nous fait le plus plaisir, nous pouvons nous poser des questions !

Avons-nous envie d’un aliment :
 

Ô    chaud ou froid ? 

Ô    Mou ou croquant ? 

Ô    Fluide ou plus ferme ? 

Ô    Salé ou sucré ? 

Ô    Protéique ou glucidique (viande/œuf ou féculent/pain) ? 

Ô    Cru ou cuit ? 

Ô    Epicé, corsé ou doux ? 

Ô    D’un arôme particulier (chocolat, fromage, fruité..)? 

Ô    Gras ou maigre ? 

Ô    Sec ou juteux ? 

Ô    Léger ou consistant ?…
 

Lorsque nous avons répondu à toutes ces questions, nous avons une idée plus précise de ce qu’il nous faut pour répondre au mieux à notre faim, nous limiterons au maximum la tentation de continuer à manger après être rassasié.

Le fait de se poser toutes ces questions en cas d’envie non associée à une faim permet de se rendre compte parfois qu’aucun aliment ne convient vraiment. On prend alors conscience que ce n’est pas vraiment de nourriture que l’on a envie, que l’on a besoin… que la nourriture n’est là que pour masquer d’autres problèmes.

Si on trouve un aliment qui fait très envie, il s’agit alors de bien le déguster en s’accordant pleinement ce plaisir. Si ces situations se présentent souvent, l’idéal est bien sûr de travailler pour réagir de façon plus appropriée qu’en mangeant la nourriture lorsque les émotions nous envahissent.

Se demander ce que l’on a envie de manger permet aussi de prendre l’habitude d’avoir un discours amical et respectueux avec soi-même contrairement à ce qui se passe quand on essaie de se restreindre. Cette façon de se parler aide à se sentir mieux dans d’autres domaines aussi.

Pour faciliter les choix, il est également très utile de connaître les aliments réconfortants en fonction de nos goûts et de notre histoire. Ceux qui nous rappellent de bons moments sont pour nous de précieux alliés pour nous ressourcer avec bonne conscience.




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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:47

«Ecoute ton cœur, écoute le langage de l’Amour, et offre de la «nourriture» à toi-même et aux autres : que cette nourriture soit terrestre et tangible et en même temps spirituelle et enrichissante. Nourrissons-nous avec le plus grand respect, en choisissant du fond du Cœur parmi tout ce que la Vie nous offre dans la Corne de boisson et de mets.»

 

Christiane Beerlandt. Pourquoi manger.

 

 

Rien n’est simple dans le fait de mettre un aliment dans notre bouche…

 

Nous évoluons dans un contexte de forte abondance alimentaire. Et nous nous trompons, on nous trompe et comme les moutons de panurge nous suivons aveuglement le troupeau.

 

Ce qui est dangereux c’est de changer brusquement l’approche alimentaire léguée par nos ancêtres. Il ne faut pas évacuer l’arrière-plan psychologique des maladies et la réalité symbolique de nos choix alimentaires.

 

Pourtant, tout change nous n’avons plus de repaire basique. L’agroalimentaire pour des raisons à la base sûrement humaniste 1J’ai le droit d’être naïf ? … propose de plus en plus de choix, pourtant lorsque nous lisons les étiquettes ce sont plutôt des raisons «économiques» qui ne tiennent pas compte de nos besoins réels. 

 

Chaque forme de «régime 2J’entends ici par notre propre prescription alimentaire. » est la personnalité de celui qui le prescrit et le type de nourriture qu’il proscrit, sont en effet chargés de sens. Un régime doit être adapté à celui qui va le suivre et ce en tenant compte des paramètres aussi importants que son sexe, son âge, sa culture, ses croyances, ses goûts et dégoûts…

 

Il n’est pas dans ma nature d’imposer mes idées mais il ne faut pas tout accepter ! S’il est possible de faire des concessions car il est, sera impossible d'effacer nos erreurs.

 

Par contre nous pouvons tirer des leçons de celles-ci, évitant ainsi de recommencer.




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